Archive dans 1 août 2020

Bilan climatique de juillet 2020

Photo d’illustration via Pixabay.

Le mois de juillet a été très sec et légèrement plus doux, correctement ensoleillé.

Sur la moyenne du mois, la Seine-Maritime a été généralement influencée par un flux d’ouest anticyclonique. Les conditions ont été assez calmes avec la persistance des hautes pressions. Toutefois, les dépressions ont été plus présentes sur les Iles Britanniques et ont davantage apporter des nuages sur notre territoire normand, d’où la sensation d’avoir eu un mois de juillet « pourri », terme totalement inapproprié et inexact. Pourquoi ? Parce que la Seine-Maritime est un département avec un climat océanique, peu importe les saisons. Par exemple, la moyenne thermique se situe entre 20°C et 22°C* en plein mois de juillet, valeurs que nous avons régulièrement observés durant ce mois. Contrairement aux idées reçues, ce mois de juillet a été de saison en termes des températures : sur une bonne partie du mois, les températures ont été parfois inférieures aux normales de saison mais la fin de mois très chaude a fait basculer l’anomalie thermique de négative à positive. Un puissant coup de chaud nous a concerné le 30 et 31 juillet, avec des valeurs qui ont été supérieures à +15/+19°C au-dessus de la normale (principalement pour le 31 juillet).

PS : Je suis donc désolé de pas aller dans votre « sens », mais le climat de la Seine-Maritime ce n’est pas avoir 30-35°C très souvent avec du plein soleil… J’ai beau expliquer, réexpliquer encore et encore, la plupart des personnes ne souhaitent ou ne veulent pas comprendre. Il n’est pas question d’être normand, Français, de se plaindre, non non ! Ce sont des chiffres qui ont été étudiées par des scientifiques, des météorologues, des climatologues qui ont la soif d’expérience et de savoir-faire. Je ne sais même plus quel terme ajouter… Depuis 2015, les étés sont toujours secs et chauds hormis ce juillet 2020 qui est de saison (mais sec aussi !). Forcément, le réchauffement climatique accélère le processus de chaleur et de sécheresse les étés, donc dès qu’il fait 20°C (alors que c’est normal), c’est limite ça caille…

*Moyenne des températures élaborée sur 30 ans de 1981 à 2010.


L’anticyclone des Açores plutôt proche de chez nous a donc atténué toutes les perturbations qui traversaient notre département. De ce fait, ce mois de juillet a été très sec puisqu’on relève 19 mm à Dieppe, 24.4 mm au Havre et 26 mm à Rouen… on a aussi :

  • 16.8 mm à Vinemerville
  • 20.2 mm à Omonville
  • 21.8 mm à Petiville
  • 22.4 mm à Goderville
  • 23.2 mm à Ectot-lès-Baons
  • 24.2 mm à la Chapelle-St-Ouen
  • 25.1 mm à Cuy St Fiacre
  • 26.2 mm à Eu
  • 26.3 mm à St-Germain-d’Etables
  • 27.5 mm à Mesnil-Esnard
  • 29 mm à Butot
  • 30.4 mm à Bouelles
  • 30.8 mm à Notre Dame de Bliquetuit

Depuis le printemps, malgré des périodes « humides », la sécheresse agricole c’est-à-dire la sécheresse de surface s’accentue/s’intensifie partout. Elle est plus prononcée dans l’intérieur du Pays de Caux, le Petit Caux, le Pays de Bray et l’inter Caux et Vexin. C’est également important mais c’est plus relatif près de la Seine. Ce mois de juillet n’a fait qu’empirer la situation avec un sol de plus en plus sec ! Preuve en est, le déclenchement d’incendie dans les champs (chaleur + vent + sécheresse = incendie). Au vu des dernières prévisions, la sécheresse de surface devrait persister et s’intensifier davantage durant le mois d’août.


Quant à l’ensoleillement, avec uniquement la station de Rouen disponible publiquement, on enregistre une valeur +230 heures soit un excédent de +15%. Je pense qu’on doit être plutôt dans la moyenne si d’autres stations avaient ces données.


A la demande, voici une comparaison en termes de moyenne pluviométrique pour juillet sur les 5 dernières années, comprenant les trois stations météo principales du 76 (Le Havre, Rouen et Dieppe).

2020 : 23.1 mm

2019 : 20 mm

2018 : 29.2 mm

2017 : 29.7 mm

2016 : 16.6 mm

2015 : 53.2 mm

La moyenne pluviométrique pour le mois de juillet est de 58.6 mm (référence 1981-2010). Le dernier mois de juillet humide remonte à 2014 avec 81.3 mm ! Le mois de juillet le plus pourri remonte en 2007 puisqu’il était tombé (attention préparez-vous…) :

  • 113 mm au Havre
  • 166.8 mm à Rouen
  • 137.2 mm à Dieppe

On est alors vachement loin d’un été de « merde », « pourri » comme j’ai pu entendre !


Et si on faisait un résumé ?

Températures légèrement excédentaires

Par rapport à la référence 1981-2010, l’anomalie de températures affiche un léger excédent de l’ordre de +0.50°C en prenant en compte les températures minimales et maximales des trois stations principales Le Havre, Rouen et Dieppe.

Précipitations fortement déficitaires

Par rapport à la référence 1981-2010, l’anomalie de précipitations affiche un déficit exceptionnel de -60%.

Ensoleillement correct

L’ensoleillement affiche un léger excédent d’environ +15% mais il est possible que ce chiffre soit faussé puisqu’il existe une station avec cette donnée (Rouen). Je pense plutôt à un ensoleillement de saison.

Un mois de juillet sec !

Photo d’illustration / Pixabay.

Outre les températures globalement plus « fraîches » que la normale, avec une anomalie faiblement négative recensée sur la période du 1 au 20 juillet, ainsi que l’ensoleillement « timide mais correct » pour la saison, il en laisse pas moins que ce mois de juillet n’est pas aussi pourri qu’on pourrait le croire. D’ailleurs… où est passée la pluie ? Est-ce un phénomène qui devient de plus en plus rare ? N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire.

Sur la période du 1 au 20 juillet, les cumuls de pluies sont catastrophiques, sans exagérer ! On observe 8 mm au Havre, 8.4 mm à Dieppe et 11.4 mm à Rouen. Pour bien comprendre la situation, les cumuls moyens sont les suivants… 52.3 mm au Havre, 54.7 mm à Dieppe et 68.9 mm à Rouen, pour un mois de juillet de saison en termes de pluviométrie. Il ne devrait pas y avoir de records mais voici le mois de juillet le plus sec pour chaque station :

  • Juillet 1999 au Havre avec 1.5 mm
  • Juillet 2010 à Rouen avec 19.1 mm (possible record, à confirmer)
  • Juillet 2016 à Dieppe avec 7.8 mm

Pourquoi il y a tant d’écart ? Je n’écarte pas la probabilité que le mois de juillet est à la base un mois où des phénomènes localisés éclatent, comme des orages par exemple.

La sécheresse est un phénomène de plus en plus fréquent l’été. A l’heure de ce juillet 2020, un courant d’ouest anticyclonique est la cause du manque de pluies. En effet, malgré la circulation de dépressions sur notre pays voisin les Iles Britanniques qui apportent davantage de nuages et des températures « plus fraîches » que la moyenne, l’Anticyclone des Açores atténue les perturbations qui arrivent sur nos contrées, c’est à dire que cette dernière faiblit de plus en plus. Le point fort du réchauffement climatique des 20 dernières années, est je pense, des situations de sécheresse de plus en plus fréquentes et plus longues.

Bilan climatique de juin 2020

Image via Pixabay.

Juin 2020

Le mois de juin 2020 a été plus doux, légèrement plus sec et de saison en termes d’ensoleillement.

Sur l’ensemble du mois, en moyenne, la Seine-Maritime a été influencée par des conditions dites dépressionnaires, autrement dit les dépressions étaient plus proches de nous qu’habituellement. Les perturbations ont été nombreuses entre le 4 et 17 juin dont de fréquents orages qui ont lieu entre le 15 et 17. Un puissant orage a touché l’agglomération du Havre, son estuaire jusque vers la région de Bolbec où des inondations ont été mesurées durant la soirée du 17 juin. Un épisode de forte chaleur a eu lieu le 24 et 25 (jusqu’au 26 à Rouen) avec des valeurs qui ont dépassé les 30°C. Le seuil de très fortes chaleurs a été atteint à Petiville (près de la Seine) avec 35.4°C.

Des températures plus douces que la moyenne

Aucun record de température a été établi durant ce mois de juin. Une vive fraîcheur et des températures de saison nous ont concerné 4 au 22 juin avant un coup de chaud entre le 24 et 26 juin. Malgré que les températures aient été majoritairement plus basses que la normale, le coup de chaud a compensé l’anomalie de températures rendant ce mois plus doux que la moyenne.

Des cumuls de précipitations contrastées

Malgré les nombreuses journées humides, le mois de juin enregistre un léger déficit pluviométrique. Bien qu’il ait plu, les cumuls de pluies n’ont pas été aussi importants par rapport à ce qu’il devrait tomber. Les villes situées près de la Seine ont été d’ailleurs les plus touchées, ainsi que l’extrême nord-est du département. On relève d’ailleurs :

  • 28.8 mm à Omonville
  • 34.1 mm à Cuy St Fiacre
  • 34.6 mm à Turretot
  • 40.2 mm à Dieppe
  • 40.4 mm au Havre
  • 42.5 mm à la Chapelle St Ouen
  • 49.9 mm à Ectot Lès Baons
  • 53.7 mm à Petiville
  • 61.2 mm à Rouen
  • 63.4 mm à Goderville
  • 65.8 mm à Eu
  • 66.8 mm à Vinnemerville
  • 91.3 mm à Notre Dame de Bliquetuit
  • 99.4 mm à Butot

Un ensoleillement timide

Le soleil a été peu présent durant les 20 premiers jours (hormis en tout début de mois). Il a fallu attendre la dernière décade (10 derniers jours) de juin pour voir davantage le soleil. On enregistre un ensoleillement « correct » et de saison mais le ressenti avec les nuages et l’humidité donne l’impression qu’on a eu mois de juin pourri, or ce n’est pas le cas du tout !

A la demande, voici une comparaison en termes de moyenne pluviométrique pour les trois stations principales de la Seine-Maritime (le Havre, Rouen et Dieppe) sur les 5 dernières années (2015 à 2020).

2020 : 47.4 mm

2019 : 56.2 mm

2018 : 22.3 mm

2017 : 36.8 mm

2016 : 67.9 mm

2015 : 25.2 mm

Et si on faisait un résumé ?

Températures excédentaires

Par rapport à la référence 1981-2010 (moyenne de ces 30 années), l’anomalie de température affiche un excédent thermique élevé de l’ordre de +1.3°C en prenant en compte les températures minimales et maximales de chaque journée et les trois stations du réseau principal dont le Havre, Rouen et Dieppe.

Disparités de précipitations

Par rapport à la référence 1981-2010, l’anomalie de précipitations est légèrement déficitaire d’environ 22% pour les trois stations principales dont le Havre, Rouen et Dieppe. Quelques disparités existent notamment pour certaines stations secondaires qui enregistrent un excédent pluviométrique.

Ensoleillement de saison

Par rapport à la référence 1981-2010, l’ensoleillement est de saison d’environ -7% avec 188 heures et 20 minutes.

Bilan climatique du printemps 2020

Bilan climatique du printemps 2020.

Rappel de notre tendance saisonnière : Météo 76 a établit une tendance plus sèche et plus douce que la moyenne pour le trimestre mars-avril-mai (par rapport à la référence climatique 1981-2010) qui a eu lieu du 1er mars au 31 mai. Cette tendance s’affirme par l’appui de données officielles suivantes…

  • Sur les trois derniers mois, les températures ont été largement excédentaires par rapport à la normale (1981-2010) avec une anomalie thermique de l’ordre de +1.5°C (après un hiver très doux de l’ordre de +2.1°C). Ce printemps se caractérise par 64 jours de douceur contre 28 jours de fraîcheur. On a eu affaire à une période estivale dès début avril (du 8 au 12) avec une température supérieure à 25°C à Rouen durant 5 jours, une séquence aussi chaude n’avait jamais été vu aussi tôt dans la saison. La chaleur s’est intensifiée et globalisée à pratiquement tout le département durant la seconde quinzaine de mai. Le mois de mars reste dans les clous avec une fraîcheur résistante, concernant surtout les matinées (gelées tardives en fin de mois). Voici les 4 printemps les plus chauds observés depuis les années 70 :

2011 : +1.8°C*

2017 : +1.6°C*

2020 : +1.5°C*

2007 : +1.4°C*

*Température moyenne du printemps météorologique qui a lieu entre le 1er mars et le 31 mai.


  • La pluviométrie a été largement déficitaire par rapport à la normale (1981-2010) avec une anomalie de l’ordre de -36% en moyennant les trois stations officielles de Météo France (le Havre, Rouen et Dieppe). Sur les trois derniers mois, il est tombé :

125.7 mm au Havre (contre une moyenne de 171 mm)

125.4 mm à Rouen (contre une moyenne de 200.6 mm)

92.4 mm à Dieppe (contre une moyenne de 173.9 mm)

Cela fait une moyenne de 114.5 mm* contre une moyenne de 181.8 mm (par rapport à la normale de 1981-2010).

*Moyenne pluviométrique entre le 1er mars et le 31 mai en prenant en compte les 3 stations météos.

Une sécheresse de surface s’est installée progressivement durant le mois d’avril puis s’est intensifiée fin mai. Autrement dit, les sols ont commencé à manquer d’eau en avril comblé par un déficit pluviométrique. Ce déficit s’est également montré durant mai. Fin mai, les sols commençaient à « griller », à « prendre une autre tournure en termes de couleurs ». Je précise une énième fois que je parle des sols et non des nappes phréatiques qui ont été suffisamment rechargées entre octobre et mars en raison de précipitations abondantes et régulières. A ce jour, les nappes se portent très bien. Pour éviter qu’une sécheresse de surface s’installe, il faut qu’il pleuve de temps à autre avec des cumuls corrects. Or ce n’était pas le cas durant la deuxième moitié du printemps.


  • L’ensoleillement a été très bon durant ce printemps, largement excédentaire d’environ +19% avec un total de 559 heures et 10 minutes (pour une moyenne de 458 heures et 20 minutes). C’est le 4ème printemps le plus ensoleillé depuis 2000 (il n’y a pas d’autres observations pour le 20ème siècle).

2011 : 669h

2010 : 571h

2007 : 563h

2020 : 559h


Et si on faisait un résumé avec des chiffres ?

Températures :

Le Havre : +1.8°C

Rouen : +2°C

Dieppe : +0.9°C

  •  +1.5°C (trois stations officielles)

Précipitations :

Le Havre : -26%

Rouen : -37%

Dieppe : -46%

  • -36% (trois stations)

Ensoleillement :

Environ +19% en Seine-Maritime (car on dispose uniquement de la station de Rouen pour l’ensoleillement).

Chaleur estivale à venir !

 © Arnaud Lesueur pour Météo 76

Sous l’influence des hautes pressions, un temps ensoleillé et printanier est garanti ces prochains jours en Seine-Maritime. Les matinées de mardi et mercredi feront exception avec des bancs de brouillards/nuages bas qui arriveront de la mer mais ces derniers se dissiperont pour laisser place à un soleil particulièrement généreux. Le thermomètre matinal sera encore frisquet mais au fil de la journée les valeurs vont s’envoler, notamment mercredi après-midi où l’on dépassera facilement la barre des 25°C à l’ombre (hormis le long du littoral qui sera soumis à un flux maritime limitant la hausse du mercure). La nuit de mercredi à jeudi s’annonce également très douce puisqu’il ne fera pas moins de 15°C.

En parlant de jeudi, les températures devraient atteindre 27-28°C avec un ressenti lourd…

Dégradation jeudi ?

Un affaiblissement de l’anticyclone permettrait à une petite poche d’air froid en altitude de s’insérer le long de la Manche. Résultat, le ciel se voilerait de plus en plus en cours de journée de jeudi prémices d’un risque d’averses en fin de journée. Le risque d’orage n’est pas négligé mais à cette échéance il est encore difficile d’établir une prévision.

Bilan climatique d’avril 2020

Coucher de soleil à Saint-Ouen-de-Thouberville. 25 avril 2020. © Arnaud Lesueur

En Seine-Maritime, ce mois d’avril 2020 a été très chaud, sec et ensoleillé.

Sur la moyenne du mois, le département a été dans l’ensemble influencé par des conditions anticycloniques qui nous amenaient sans cesse un temps sec, des températures chaudes et un soleil omniprésent. J’ai observé quelques journées humides, notamment le 16 et 17 avril lors des dégradations orageuses, ainsi que du 27 au 30 avril dans un flux d’ouest dépressionnaire. Durant la première quinzaine d’avril, du 1er au 15, un temps durablement sec a permis à une sécheresse de surface de s’installer. La principale cause : le flux de nord-est et est ont été les plus dominants durant ce mois-ci. Ce flux a tendance à assécher la masse d’air et l’atmosphère à une vitesse plus importante contrairement aux autres flux. Preuve en est que l’orientation du vent ne veut « rien dire » au sens propre du terme au vu des températures excessivement chaudes que nous venons de connaître. Les sols ont donc séché plus rapidement, ont commencé à perdre de leur couleur naturelle. Les quelques journées, bien humides selon les localités, ont permis à la végétation d’être trempée jusqu’au cou !

Bonne note à savoir : je parle bien de la surface des sols et non des nappes phréatiques (sous les sols) qui elles ont été bien remplies grâce aux pluies abondantes qui ont défilé entre octobre 2019 et mars 2020.

Les températures ont été excessivement chaudes pour un mois d’avril. Aucun record de température n’a été battu mais pour le Havre et Rouen deux records ont été battus pour deux choses différentes. Sur Le Havre, les températures ont dépassé les 20°C 11 fois soit du jamais vu depuis 1973 (10 fois en avril 2011 et 9 fois en avril 2007). Concernant Rouen, les températures ont dépassé le seuil de chaleur (barre des 25°C) 5 fois, une séquence jamais observée aussi tôt dans la saison. La dernière séquence de 5 jours remonte à avril 2018 (du 18 au 22). La ville de Dieppe a enregistré une seule journée avec une valeur de +20°C. L’environnement de cette ville en cas d’une affluence anticyclonique importante n’est pas stable, donc le vent de nord-est (maritime) est plus dominant. J’ai observé seulement 4 journées sur 30 sous les normales de saison.

J’enregistre sur la totalité du mois une pluviométrie déficitaire avec les valeurs suivantes : 24.9 mm à Rouen, 27 mm à Dieppe et 31.9 mm au Havre sur les stations principales. Il est tombé 17.4 mm à Omonville, 24.4 mm à Gournay-en-Bray, 26.4 mm à Eu, 41.8 mm à Petiville et 48.8 mm à Butot. Ces cumuls plus importants ont été surtout apportés par les pluies de fin avril.

A la demande, voici une comparaison en termes de moyenne pluviométrique pour les trois stations principales de la Seine-Maritime (le Havre, Rouen et Dieppe) sur les 5 dernières années (2015 à 2020).

2020 : 27.9 mm

2019 : 32.2 mm

2018 : 83.7 mm

2017 : 14.9 mm

2016 : 58.7 mm

2015 : 24.4 mm

Enfin, l’ensoleillement a été largement excédentaire par rapport à la moyenne. Avril 2020 est le sixième le plus ensoleillé depuis 1973 avec 204 heures et 54 minutes. Le top 1 reste avril 2007 avec 296 heures et 54 minutes. Aucun record à la clé.

Et si on faisait un résumé ?

Températures largement excédentaires

Par rapport à la référence 1981-2010 (moyenne de ces 30 années), l’anomalie de température affiche un excédent thermique élevé de l’ordre de +3.4°C en prenant en compte les températures minimales et maximales de chaque journée et les trois stations du réseau principal dont le Havre, Rouen et Dieppe.

Précipitations déficitaires, quelques disparités locales

Par rapport à la référence 1981-2010, l’anomalie de précipitations est déficitaire d’environ 50% pour les trois stations principales dont le Havre, Rouen et Dieppe. Quelques disparités existent notamment pour les stations secondaires de Butot et Petiville qui enregistrent un léger déficit en raison des cumuls de pluies considérables.

Ensoleillement excédentaire

Par rapport à la référence 1981-2010, l’ensoleillement est excédentaire d’environ 30% avec 204 heures et 54 minutes observées.

Voici les top 3 des anomalies de températures en prenant en compte les minimales et maximales de chaque journée pour le mois d’avril.

2011 : +3.6°C
2020 : +3.4°C >> Avril 2020 le deuxième plus chaud depuis 1973.
2007 : +3.1°C

Voici le top 3 des anomalies de températures pour les maximales uniquement, toujours pour le mois d’avril. 

2020 : +4.7°C
2011 : +4.4°C
2007 : +4.2°C

Voici en exclusivité une petite liste des anomalies les plus chaudes pour les températures maximales uniquement, toutes saisons confondues, pour la Seine-Maritime.

Décembre 2015 : +4.8°C

Avril 2020 : +4.7°C

Avril 2011 : +4.4°C

Avril 2007 : +4.2°C

Février 2019 : +4°C

Juillet 2006 : +3.9°C

Mai 2008 : +3.7°C

Août 2003 : +3.5°C

Juillet 2018 : +3.4°C

Bilan de l’hiver météorologique 2019-2020 en Seine-Maritime

Rappel de nos tendances saisonnières : en novembre 2019, Météo 76 a établit une tendance plus douce et plus humide que la moyenne (par rapport à la référence climatique 1981-2010) pour l’hiver météorologique qui a eu lieu du 1er décembre au 29 février. Cette tendance s’affirme par l’appui de données officielles suivantes…

> Sur les trois derniers mois, les températures ont été largement supérieures à la normale (1981-2010) avec une anomalie de l’ordre de +2,1°C (+7°C entre décembre et février contre une moyenne de +4,9°C). Cet hiver s’est caractérisé par 15 jours de froid seulement contre 84 jours de douceur, sur 99 jours. Aucun record de température a été observé, néanmoins le 19 décembre 2019 a été la 3ème journée la plus chaude pour un mois de décembre. Pour vous donner une ordre d’idée, voici le top 3 des hivers les plus doux en Seine-Maritime :

2015-2016 : +7,5°C*

2019-2020 : +7°C*

2006-2007 : +6,6°C*

*Température moyenne de l’hiver entre le 1er décembre et le 28 février (29 février tous les 4 ans).


> La pluviométrie a été largement excédentaire par rapport à la normale (1981-2010) avec une anomalie de l’ordre de +31 %. Sur les trois derniers mois, il est tombé :

245,7 mm au Havre (moyenne : 210 mm)

277,7 mm à Dieppe (moyenne : 205,1 mm)

317,7 mm à Rouen (moyenne : 227,6 mm)

Cela fait une moyenne de 280 mm (sur 3 stations réparties) contre une moyenne de 214 mm (référence 1981-2010). Malgré vos ressentis, l’hiver 2019-2020 n’est pas le plus humide enregistré, il figure dans le top 5 mais se classe quatrième. Voici le classement.

1994-1995 : 334 mm*

2017-2018 : 316 mm*

2000-2001 : 284 mm*

2019-2020 : 280 mm*

2002-2003 : 248 mm*

*Pluviométrie moyenne de décembre à février en Seine-Maritime en prenant en compte les 3 stations officielles dont le Havre, Rouen et Dieppe.

Ces pluies ont été particulièrement bénéfiques pour les sols et les nappes phréatiques après un printemps et un été 2019 plus sec augurant une sécheresse départementale durable. En effet, les quantités de pluies tombées durant l’automne et le début de l’hiver ont permis à la sécheresse de s’estomper au 1er janvier 2020. Depuis cette date, les nappes phréatiques se portent très bien. Elles peuvent encore se remplir puisque nous disposons d’importantes capacités. En revanche, les sols ont beaucoup plus de mal à l’accepter. L’espèce végétale a du mal à puiser son énergie pour absorber l’eau. De ce fait, les champs principalement sont littéralement noyés. Il sera impérativement nécessaire de connaître une période anticyclonique pour affaisser tout cela.

On notera également qu’aucune chute de neige n’a été relevée durant l’hiver 2019-2020 sur 2 stations de la Seine-Maritime. Au Havre, un hiver sans neige c’est du jamais vu depuis 2014, encore plus loin après depuis 1974. A Dieppe, c’est du jamais vu depuis 2011. Ce n’est pas si loin que ça.


> L’ensoleillement a par contre été désastreux pour la faune et la flore ainsi que l’espèce humaine. Nous ne disposons pas de réel indicateur mais l’ensoleillement a été déficitaire de -23 % en décembre et -86 % pour janvier. Il n’y a pas de chiffre pour février. De toute manière, il n’est pas nécessaire de communiquer des chiffres car dans la globalité le ressenti a été médiocre pour de nombreuses personnes ainsi que la faune et la flore. Le manque de vitamine se faisait réellement ressentir.

> Enfin, l’hiver 2019-2020 est-il le plus venteux ? Nous avons enregistré du 1er décembre au 29 février une valeur de 32 coups de vent/tempêtes, soit le deuxième hiver le plus venteux depuis 1999. Voici un classement des 8 hivers les plus venteux répertoriés depuis 1999. Avant 1998, les données n’étaient pas entières. Il arrivait d’avoir des données venteuses 10 jours sur 30 par exemple.

2000-2001 : 34*

2019-2020 : 32*

2006-2007 : 31*

2001-2002 : 30*

1999-2000 : 30*

2014-2015 : 28*

2007-2008 : 23*

2011-2012 : 19*

*Nombre de coups de vent/tempêtes observés en Seine-Maritime du 1er décembre au 28 février (29 février tous les 4 ans) avec des rafales supérieures à 80 km/h près des côtes.

Bilan climatique de février 2020

Le mois de février 2020 a été très doux, très humide et venteux.

Sur l’ensemble du mois, la Seine-Maritime a été globalement influencée par un flux d’ouest dépressionnaire, c’est à dire que les dépressions étaient très souvent proches de notre département. Une petite période du 4 au 8 février a été très calme avec un puissant anticyclone qui s’est ancré en Seine-Maritime. Du 9 au 29 février, le flux d’ouest a ensuite dominé avec une succession de 16 coups de vent (rafales supérieures à 80 km/h), dont 3 tempêtes en 7 jours (rafales supérieures à 110 km/h). Aucun record de rafale de vent à la clé. On a déjà connu des mois de février aussi venteux tels que février 2014 (14 coups de vent) et février 2002 (17 coups de vent). Le pire reste février 1995 avec plus de 20 coups de vent/tempêtes mesurés.

Les températures ont été supérieures à la normale tout au long du mois, sur 29 jours consécutifs, avec seulement 4 matinées de gel observées en moyenne en Seine-Maritime. On a dépassé entre 10 à 12 fois la barre des 10 degrés, 1 fois la barre des 15 degrés. Aucun record de température à la clé.

Concernant la pluviométrie… Elle a été largement excédentaire sur toute la Seine-Maritime avec la zone de Rouen qui a été la plus perturbée ce mois-ci. On relève 90,5 mm de pluie au Havre (station de la Hève), 118 mm à Dieppe et 133,4 mm à Rouen. Aucun record à la clé bien que la station de Rouen s’en est vachement approchée : en effet, le dernier chiffre record est de 134,4 mm en février 1970. Les cumuls de pluie exorbitants ont permis à la sécheresse de s’estomper. Les nappes phréatiques sont bien remplies. Au vu des capacités que nous possédons, les nappes peuvent continuer de se remplir. En revanche, les sols n’arrivent pas à observer l’eau, notamment dans les champs, ce qui créer des flaques d’eaux gigantesques et des perturbations pour les agriculteurs. Il est impératif de connaître une période sèche et anticyclonique pour affaisser tout ça.

Les faits marquants de ce mois-ci sont l’anomalie de température à nouveau excédentaire. La douceur a été largement dominante. Également, cette succession de coups de vent et de tempêtes qui a causé de nombreux dégâts sur les réseaux routiers et électriques.

Nous n’avons pas de données concernant l’ensoleillement mais je pense que celui-ci a été largement inférieur à la normale.

Températures excédentaires

Par rapport à la moyenne climatique 1981-2010, l’anomalie de température affiche un excédent important de l’ordre de +3,1°C (en prenant en compte les températures minimales et maximales ; la station du Havre, de Rouen et de Dieppe).

Précipitations excédentaires

Par rapport à la moyenne climatique 1981-2010, l’anomalie de précipitation est largement excédentaire de l’ordre de +108 %.

Bilan climatique de janvier 2020

Photo d’illustration via Pixabay

Le mois de janvier a été très doux, correctement humide et très gris.

Sur l’ensemble du mois, la Seine-Maritime a été influencée par un vent de secteur sud à sud-ouest avec une petite coupure entre le 20 et 25 janvier où un flux de nord-est a dominé. Au 1er janvier, il n’est désormais plus question de sécheresse suite aux précipitations soutenues et fréquentes entre octobre et décembre. Ce mois-ci, le contexte a été changeant avec parfois des périodes humides, parfois des périodes sèches, mais les conditions ont été globalement plus sèches que la moyenne.

Sur 31 jours, les températures ont été supérieures à la normale 24 jours contre 7 jours de froid, notamment le 1er janvier et du 20 au 25 janvier. Aucun record à la clé. Le mois se classe dans le top 10 des plus doux.

La pluviométrie a été légèrement déficitaire. On observe 64,5 mm au Havre (moyenne de 70) ; 56,9 mm à Rouen (moyenne de 76,3) et 56,1 mm à Dieppe (moyenne de 65,8). Ce sont des cumuls qui restent toutefois correctes et s’accumulent après un automne et un début d’hiver très pluvieux. Le ressenti de la grisaille et de l’humidité fait croire qu’il a beaucoup plu, bien « pas tant que ça » contrairement aux données affichées et officielles.

Plus exceptionnel, on enregistre un mois de janvier très gris puisque l’ensoleillement est seulement de 7h et 56 minutes, soit un record du plus faible ensoleillement depuis 1999.

Deux coups de vent ont été enregistrés, du 13 au 14 janvier ainsi que le 28 janvier avec des rafales moyennes entre 80 et 100 km/h. Le fait marquant de ce mois-ci est l’anomalie de température à nouveau excédentaire après un mois de décembre très doux.

Températures excédentaires

Par rapport à la moyenne 1981-2010, l’anomalie de température affiche un excédent important de l’ordre de +2°C (températures minimales et maximales) en prenant en compte les 3 stations de la Seine-Maritime (Havre, Rouen et Dieppe).

Précipitations légèrement déficitaires

Par rapport à la moyenne 1981-2010, l’anomalie de précipitation affiche un léger déficit de l’ordre de -16 %.

Ensoleillement très déficitaire

L’ensoleillement affiche un déficit très important de l’ordre de -86 % par rapport à la période 1999-2010.

Douceur remarquable début février !

Photo d’illustration via Pixabay

Un hiver actuellement surprenant pour ces températures plus douces que la normale que nous connaissons depuis le 1er décembre 2019. Malgré le coup de froid passager, la douceur s’empare de la Seine-Maritime ces prochains jours avec l’arrivée d’une masse d’air très douce en provenance des Açores.

La douceur revient progressivement ce mercredi 29 janvier avec des valeurs se situant entre 9 et 10°C, notamment bien ressentie par les éclaircies. Le soleil va laisser place à un temps plus maussade entre vendredi et lundi avec le passage de plusieurs perturbations et de nombreux nuages. En revanche, les températures vont continuer de s’accentuer avec une moyenne générale entre 10 et 13°C entre vendredi et dimanche, voire jusqu’à 14°C lundi, matinée comme après-midi. Des valeurs +4 à +6°C au-dessus des valeurs normales dites de saison.

Le thermomètre pourrait entamer une baisse relative à partir de mardi nous ramenant à des températures plus proche des normales mais cette dernière pourrait être de courte durée puisque la douceur devrait globalement nous influencer ce mois-ci.