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Voici une des nombreuses citations sur le climat et la météo que l'on peut trouver :

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Le climat c’est ce à quoi on s’attend, la météo c’est ce que nous obtenons.

Robert A. Heinlein - Écrivain

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Bilan climatique de janvier 2020

Photo d’illustration via Pixabay

Le mois de janvier a été très doux, correctement humide et très gris.

Sur l’ensemble du mois, la Seine-Maritime a été influencée par un vent de secteur sud à sud-ouest avec une petite coupure entre le 20 et 25 janvier où un flux de nord-est a dominé. Au 1er janvier, il n’est désormais plus question de sécheresse suite aux précipitations soutenues et fréquentes entre octobre et décembre. Ce mois-ci, le contexte a été changeant avec parfois des périodes humides, parfois des périodes sèches, mais les conditions ont été globalement plus sèches que la moyenne.

Sur 31 jours, les températures ont été supérieures à la normale 24 jours contre 7 jours de froid, notamment le 1er janvier et du 20 au 25 janvier. Aucun record à la clé. Le mois se classe dans le top 10 des plus doux.

La pluviométrie a été légèrement déficitaire. On observe 64,5 mm au Havre (moyenne de 70) ; 56,9 mm à Rouen (moyenne de 76,3) et 56,1 mm à Dieppe (moyenne de 65,8). Ce sont des cumuls qui restent toutefois correctes et s’accumulent après un automne et un début d’hiver très pluvieux. Le ressenti de la grisaille et de l’humidité fait croire qu’il a beaucoup plu, bien « pas tant que ça » contrairement aux données affichées et officielles.

Plus exceptionnel, on enregistre un mois de janvier très gris puisque l’ensoleillement est seulement de 7h et 56 minutes, soit un record du plus faible ensoleillement depuis 1999.

Deux coups de vent ont été enregistrés, du 13 au 14 janvier ainsi que le 28 janvier avec des rafales moyennes entre 80 et 100 km/h. Le fait marquant de ce mois-ci est l’anomalie de température à nouveau excédentaire après un mois de décembre très doux.

Températures excédentaires

Par rapport à la moyenne 1981-2010, l’anomalie de température affiche un excédent important de l’ordre de +2°C (températures minimales et maximales) en prenant en compte les 3 stations de la Seine-Maritime (Havre, Rouen et Dieppe).

Précipitations légèrement déficitaires

Par rapport à la moyenne 1981-2010, l’anomalie de précipitation affiche un léger déficit de l’ordre de -16 %.

Ensoleillement très déficitaire

L’ensoleillement affiche un déficit très important de l’ordre de -86 % par rapport à la période 1999-2010.

Douceur remarquable début février !

Photo d’illustration via Pixabay

Un hiver actuellement surprenant pour ces températures plus douces que la normale que nous connaissons depuis le 1er décembre 2019. Malgré le coup de froid passager, la douceur s’empare de la Seine-Maritime ces prochains jours avec l’arrivée d’une masse d’air très douce en provenance des Açores.

La douceur revient progressivement ce mercredi 29 janvier avec des valeurs se situant entre 9 et 10°C, notamment bien ressentie par les éclaircies. Le soleil va laisser place à un temps plus maussade entre vendredi et lundi avec le passage de plusieurs perturbations et de nombreux nuages. En revanche, les températures vont continuer de s’accentuer avec une moyenne générale entre 10 et 13°C entre vendredi et dimanche, voire jusqu’à 14°C lundi, matinée comme après-midi. Des valeurs +4 à +6°C au-dessus des valeurs normales dites de saison.

Le thermomètre pourrait entamer une baisse relative à partir de mardi nous ramenant à des températures plus proche des normales mais cette dernière pourrait être de courte durée puisque la douceur devrait globalement nous influencer ce mois-ci.

Le brouillard : un phénomène difficilement prévisible !

Photo d’illustration via Pixabay

Qu’est ce que le brouillard ? Au sens propre du terme, c’est un nuage. On évoque ce terme quand la visibilité est très réduite, le plus souvent en-dessous de 1500 mètres. On parle de brume quand la visibilité est supérieure à 1500 mètres. En Seine-Maritime, le brouillard est un phénomène classique. Il en existe deux cas : le brouillard par rayonnement et le brouillard d’advection. Explication avec notre météorologue local Benoît.

La définition du brouillard est aussi plus technique : c’est un nuage composé de gouttelettes d’eaux qui sont en suspension dans l’atmosphère (dans l’air). Ces dernières glissent vers le sol quand le vent est inférieur à 10 km/h mais aussi lorsque l’humidité est saturée à 100 % et que la température dans l’air atteint le point de rosée, c’est-à-dire que les gouttelettes sont au summum de leur saturation. Elles sont ainsi compactes et ne sont plus en mouvement.

Concernant le brouillard par rayonnement, la nuit est claire, les rayons lunaires atteignent le sol, la température au sol baisse. Vice-versa : les rayons lunaires qui arrivent au sol sont immédiatement renvoyés vers l’espace ne maintenant pas une température élevée (sorte de ricochet). L’air se refroidit ainsi puis atteint sa rosée : comme dit un peu plus au-dessus, c’est l’air saturé au maximum qui provoque de la condensation donc de l’humidité qui se forme et « grossit ».

Nous avons aussi le brouillard d’advection, terme un peu plus complexe et plus difficile à prévoir. En effet, il se produit quand une masse d’air chaude rencontre une masse d’air froide au sol, comme un contact air chaud/air froid. Ce processus de contraste est tellement rapide. Il arrive plus généralement au printemps et en automne quand les masses d’air chaudes et froides ne sont pas éloignées de la France. Pour être plus clair, imaginez un jour il fait froid dans l’atmosphère. Le vent se lève (venu de la mer), ce dernier s’accompagne d’humidité et de douceur qui ventile ces deux paramètres vers de l’air plus froid. Ce contact va provoquer une condensation donc un « nuage de brouillard ». Là encore, la température de la mer qui rentre dans les terres atteint son point de rosée donc comme je le répète sa saturation d’humidité au maximum.

La question que vous devez vous poser : mais pourquoi est ce si compliqué à prévoir ? Il faudrait en fait connaître le taux d’humidité, la température de l’air et de la rosée dans chaque recoin de la Seine-Maritime. Dans la journée, il est possible que l’humidité ne soit pas aussi importante que prévu pour des raisons diverses tels que le vent, les nuages et l’ensoleillement et aussi l’environnement auquel il est dû. Il suffit également que les rayons lunaires (du ciel) ne soit pas réfractés par les rayons lunaires terrestres (des terres) : ces rayons pourraient très bien ne pas arriver à destination, autrement dit dans le ciel. De nombreux éléments sont utiles à cette prévision mais même les modèles météo ont du mal à appréhender la localisation exacte. Ils arrivent à les prévoir en général mais à quelques kilomètres près, l’échec peut être total et fatal ! Selon notre météorologue Benoît, le brouillard est le troisième le plus difficile à prévoir, après les orages et la neige.

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