La grêle, un phénomène localisé et hostile

La grêle, un phénomène localisé et hostile

Ce 11 et 12 novembre resteront gravés dans la mémoire ! Un déhanché d’averses circule en Seine-Maritime depuis plusieurs heures apportant sur son passage de la grêle (ou du grésil) et des bourrasques de vent fortes. Mais qu’est ce que la grêle et comment se forme-t-elle ? Pourquoi est-ce si dangereux que cela ? Notre météorologue Benoît vous explique.

La grêle est un type de précipitation qui se fait sous forme solide. On parle de grêle quand le diamètre des précipitations atteint 5 mm. En-dessous, on parle de grésil. Au-dessus, on parle de grêlon. La grêle se forme au sein d’un cumulonimbus (orage), un nuage qui peut monter à une dizaine de km d’altitude.

A partir de l’automne, la masse d’air se refroidit à toutes les altitudes. A 5500 mètres environ, la température peut descendre jusqu’à -40 voire -50°C. A cette heure et hauteur, la température est descendue jusqu’à -35°C. L’écart de température entre l’altitude et nous est tellement important qu’une certaine instabilité se présente : le nuage monte, monte jusqu’à atteindre un certain sommet et en rencontrant la température positive du sol, l’averse se déclenche. Vu qu’il fait froid là-haut, la précipitation est solide. Ça va tellement vite que la grêle n’a pas le temps de fondre jusqu’au sol : en météo, on appelle ça un « courant ascendant ».

C’est un phénomène météo le plus souvent très localisé mais aussi très hostile. En effet, une averse de grêle est prévisible en météo mais en réalité dans notre conduite ce n’est pas le cas. Ça peut ainsi surprendre de nombreux automobilistes : d’où la dangerosité du phénomène. Une couche de grêle peut très vite se mettre en place et rendre les routes très glissantes, comme la pluie et la neige. Quand la compréhension de ce sujet sera claire, le risque d’accident diminuera…

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